
Qu'est-ce qui fait que je me sens exister à mi-temps ? Que la vie n'a du goût qu' un mois sur deux ? Les hormones ? Non. Mes jours de chiales dépassent le magnifique cycle féminin qui m'emprisonne. Non. Il y a autre chose. La vie est la même, mais elle n'a pas la même odeur. L'odeur d'un souffle ou celle du moisi. Pourtant elle n'a pas bougé, ou si peu, juste avancé. Peut-être simplement que le bonheur n'aurait pas la même saveur s'il était continu ? Ca, je ne l'ai pas inventé, banalité évidente. Mais pourquoi est-ce si horriblement régulier ? Cette tristesse qu'on voit approcher à une semaine à la ronde et qu'on voudrait esquiver... Pouvoir se changer en torrero et la faire disparaitre sous le torchon rouge et crier sa victoire face au terrible vide qui nous menace... Olé !
marianne N.D.