Blog Franchement-tu

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vendredi 24 août 2007

Les paroles, les écrits.

Cas d'école.

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jeudi 23 août 2007

"Tu ne veux pas me parler, tu cherches juste à me prouver que j'ai tort."

Hier, à Pantin, rez-de-chaussée, près de l'Eglise.

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mercredi 22 août 2007

Scruter à travers quelqu'un.

Il fronçait les yeux souvent, comme si, d'un coup, il mettait sa pensée en spectacle, visiblement, et que celle-ci butait sur quelque profondeur inattendue. Son amie l'avait quitté il y a deux semaines, après quatre ans de vie commune. Les yeux restaient limpides, mais le sourire avait changé. Pourtant toujours droit, pourtant encore beau : le costume impeccable, la chemise bleue, la cravate rouge, le blé des cheveux taillés à la perfection. Le charme optimal de la (jeune) bourgeoisie bancaire, assurée, sexy, et puis il suffisait d'un quart d'heure pour s'en apercevoir : finalement non. Il songeait :

- Tu as de la chance de faire du théâtre.

- Pourquoi ?

- Tu laisseras une trace. Nous, non.

Il pensait aussi qu'il aimerait écrire, qu'il faudrait qu'il s'y mette. Les dialogues viendraient sans doute facilement, mais le problème, c'était les histoires, qu'il n'inventait pas. Trente trois ans, le bon âge : on en connaissait plus, tellement plus qu'avant... Cette rupture, souriait-il trop doucement, c'était de quoi la vie était faite. Ni plus ni moins. Les idées flottaient, comme des bouées. Il voulait baiser, maintenant. Ou bien non. Il voulait seulement tenir quelqu'un dans ses bras. Il fronçait les yeux, comme s'il cherchait à se donner une contenance, comme s'il forçait la concentration, pour ne pas s'effondrer dans le relâchement nerveux, dans ce rien qui l'invitait à choir, dans cet appartement du seizième sud désormais à moitié vide.

vendredi 17 août 2007

Et pourtant, elle tourne.

Un séjour niçois, la fin des répéts, les doutes parisiens, la présence de l'eau.

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