Brèves sportives.
Par M. Panda, lundi 15 septembre 2008 à 00:29 :: General :: #136 :: rss
Mon club de sport est plus vivant que vos théâtres.

Vu/entendu/expérimenté à la salle de sport (le dernier lieu où l'on cause) :
"Oh putain, la salope, cette salope, elle a oublié de me mettre ma crème de jour dans ma trousse de toilettes, et maint'nant j'ai la peau qui tiiiiiiiiiiiiiire. J'te jure ma femme elle est bonne à rien."
Démonstration de taekwando, où les gars donnent l'impression de s'envoler lorsqu'ils frappent les rectangles de mousse. Je questionne : combien de temps faut-il pour déployer tant de légèreté ? Dépit immédiat quand le gars répond qu'il pratique depuis 20 ans.
Pendant les séances de développé-couché, je suis L'Emission, en podcast, téléchargée du site de France Culture. Laurent Goumarre imagine-t-il qu'on l'écoute en travaillant ses pectoraux ?
Je connais par cœur le nouvel album de Kylie Minogue, parfait pour le cardiotraining. Je m'en lasse. La pop acidulée perd son goût trop vite. Comme les chewin-gums.
Un type hurle (vraiment, il hurle, ce n'est pas une image, on n'entend plus rien dans son lecteur MP3) quand il soulève ses 80 kilos de fonte. La barre retombée, hop, il se relève, et hop bis, regard circulaire, hop ter, petit sourire fier de lui. Quel homme.
Un gamin de huit ans m'épie travailler mes abdos. Sa grand-mère le dissuade de tenter de m'imiter.
Vendredi soir, débâcle. Je devais bosser avec Ludovic P sur la suite du festival 360, et, au lieu de cela, nous avons bu. Quel malheur. Et reporté au lundi notre réunion. Quelle catastrophe. Après avoir parlé de création, d'aspirateur et de décollage de parquet pendant quatre heures, la soirée s'est terminée en jouant aux lapins crétins sur la wii, à se trémousser sur Cindy Lauper. Quand on imagine qu'on exige du respect.
Mes résolutions de rentrée parisienne tiennent donc bon. Je m'amuse, Soda avance (merci), j'écoute des Songs de Brecht au théâtre (mais reste dubitatif face à l'impérieuse nécessité de chanter sans micro, sur un plateau de vingt mètres d'ouverture, devant des vidéos ineptes - ça ne pourrait pas se faire dans un bar ? On perdrait en prétention), je travaille sans m'épuiser. Rythme de croisière.
Encore une chose étrange : hier pour le dîner, ai vu J., un ami, qui argumentait très sérieusement qu'il ne souhaitait plus se faire d'amis, l'investissement lui coûtant trop (d'énergie, de temps, de tout). J. n'a d'ailleurs pas ri de de la soirée, un esprit de sérieux admirable. J. existe vraiment, et il est paradoxalement sympathique.
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